Article en Français
La Technique de la Métamorphose et le féminin
(Le texte qui suit est la deuxième
partie d’ un extrait d’une conférence donnée
lors d’une rencontre de membres à Largs en Ecosse
en septembre 2005. La première partie a paru
dans le numéro de décembre 2005 de la Newsletter)
L’information
Des sentiments en chacun
de nous nous permettent de contourner notre façon conditionnée de percevoir la réalité,
par exemple, ce meuble-là n’est pas juste une
chaise mais c’est aussi un bel objet. Comment contournons-nous
ce conditionnement dans notre perception de la réalité ?
C’est en ouvrant de nouveaux récepteurs. Et actuellement
nous avons l’énergie pour le faire parce que la
terre est bombardée d’informations nouvelles.
Il y a quelques années des scientifiques se sont rendus
compte qu’une pluie de neutrinos se déversaient
sur la terre ; ils provenaient de l’explosion d’une
supernova qui s’était produite il y a environ
1700 ans. Les neutrinos traversaient la terre en à peu
près trois minutes. Ce qui nous donne une idée
de la vélocité d’un neutrino. Ces neutrinos
sont porteurs d’informations. Pourquoi l’information
est-elle si importante ? Où pouvons-nous trouver
l’information du papillon ? Elle est déjà contenue
dans la chenille. L’information du chêne est déjà dans
le gland. Toute cette information était présente
au commencement de l’univers et cette information est
passée à travers la kénosis, le vide,
et a commencé à se manifester en différents
composants de l’univers, y compris en information de
l’être humain pleinement réalisé que
nous pouvons être. Cette information est déjà présente
ici, maintenant. Il ne s’agit pas de s’élever
vers quelque chose là-haut mais de réaliser ce
que nous sommes, ce qui ne peut être fait qu’à travers
qui nous sommes.
Qui sommes-nous ? Corps, esprit, émotions, qualités,
comportement, personnalité, toutes ces choses dont il
est question dans les livres et avec lesquelles nous entrons
en contact en touchant les pieds – par exemple un bord
osseux saillant qui indique une concentration d’énergie,
de la peau calleuse sur le côté du gros orteil qui
reflète une résistance mentale à l’autorité,
du liquide autour de la cheville signifiant qu’il y a une
résistance émotionnelle à entrer dans de
nouveaux rôles dans la vie, dans la société.
Ceci n’est que 4% de ce que nous sommes. Qu’en est-il
des 96% restants ? Traçons un cercle et inscrivons à l’extérieur
les mots vie, intelligence et création. Dans le mouvement
de transformation il y a une forme et puis il y a une autre forme
et entre les deux formes il y a un déclencheur. Pour que
ce déclencheur fonctionne il doit y avoir quelque chose
au-delà de lui et c’est la vie qui doit alors être
considérée au-delà du temps, de l’espace
et de la forme. L’au-delà du temps est appelé l’éternité dans
la littérature ésotérique. L’au-delà de
l’espace est appelé l’infini et l’au-delà de
la matière ou de la forme est appelé l’absolu.
L’esprit adore ces mots mais ne les comprend pas vraiment,
l’esprit étant un outil créé par la
conscience pour fonctionner dans la vie de tous les jours, dans
le domaine de la dualité. Entrons dans le cercle. Cette
vie, pour se manifester, doit passer à travers le niveau
hors du temps, de l’espace et de la matière. La
vie alors devient puissance, l’intelligence en chemin vers
la manifestation devient conscience et la création devient
communication qui va aboutir à la manifestation d’une
nouvelle information. (Pas la communication telle que nous la
pratiquons dans la vie de tous les jours au moyen de mots ou
de façon émotionnelle, mais la communication dans
l’unité.) Au niveau de la puissance, de la conscience
et de la communication il y a une seule énergie et une
danse de formes qui est une transformation. Pour résumer,
l’union de la puissance et de la conscience, c’est
une communication dans l’unité. Il n’y a rien
encore parce que nous sommes en dehors du temps, de l’espace,
dans l’absence de formes. Lorsque nous mangeons nous portons
la nourriture de la table jusqu’à notre bouche,
un mouvement de changement dans l’espace et dans le temps
et nous mastiquons cette nourriture qui devient une espèce
de pâte dans notre bouche et nous l’avalons, et alors
que se passe-t-il ? L’énergie de la nourriture
se transforme en énergie du corps et cette transformation
est automatique, inconsciente et naturelle, elle se produit sans
effort de notre part. Nous sommes là au niveau de l’action
véritable. Traçons maintenant un autre cercle à l’intérieur
du premier ; dedans nous nous trouvons dans le temps, l’espace
et la matière, dans le domaine de la dualité où le
mouvement du changement se produit. La puissance va devenir l’énergie,
la conscience va créer un petit outil que l’on appelle
l’esprit ou le mental et la communication va devenir l’aspect émotionnel.
Depuis le commencement de l’univers jusqu’à maintenant
nous nous trouvons dans le domaine de la dualité. Il y
a deux points dans le temps, de là jusqu’à maintenant et
ce mouvement de changement implique un effort. Quand nous touchons
les pieds nous nous connectons avec l’histoire de la personne.
En tant que praticiens nous restons en dehors de cette histoire
ayant conscience que la transformation des schémas se
produit dans la dimension de l’unité et que
c’est la vie et l’intelligence, au-delà du
temps et de l’espace, qui accomplit le travail de transformation
(cf. l’article intitulé « Les Trois Mouvements »)
Nous sommes ce que nous cherchons. Si nous continuons à chercher,
nous ne trouverons jamais ce que nous sommes car l’énergie
est mise dans la recherche et non dans la découverte. En
cherchant, nous sommes dans le domaine de la dualité,
d’ici à là, dans le temps et dans l’espace. Que sommes-nous ?
Les scientifiques sont en accord avec les mystiques du passé pour
dire que la matière est de la lumière cristallisée
ou (comme le docteur David Bohm de l’Université de
Birbeck dirait) de la lumière gelée. Les baleines
mangent du planton qui se nourrit de lumière. Nous mangeons
des plantes qui font des festins de lumière. Et il en
est de même des animaux dont nous mangeons la chair. Tout
est fait de lumière. Comme une bûche que l’on
doit mettre dans le feu pour que sa lumière soit libérée,
ces énergies ont besoin d’être consumées
ou extraites. Avec la Technique de la Métamorphose, à travers
notre détachement, les énergies de nos blocages,
qui sont fait de lumière, sont consumées. La lumière
est libérée. Nous disposons de plus d’énergie.
La transformation est un mouvement du cœur. A travers
le centre du cœur nous partageons l’expérience
de l’amour. La qualité de l’amour n’est
ni l’affection que nous échangeons l’un avec
l’autre ni l’amour romantique dans lequel nous tombons.
Le cœur vibre de l’amour de la création, de
l’amour du cosmos pour tous ses habitants. Cet amour-là n’est
pas focalisé sur un objet, il n’est pas dépendant
d’un autre pour son existence. Il n’est pas sentimental,
il est impersonnel. Ce n’est pas un moyen pour atteindre
une fin, il ne mène pas au mariage ni à une relation,
c’est une fin en lui-même. C’est cet amour
que nous pratiquons lorsque nous donnons des séances.
Nous aimons tellement nos clients que nous acceptons de les laisser être,
nous nous rendons compte que la puissance de la vie peut changer,
peut faire bouger leurs schémas et les transformer. Cette
transformation a besoin de se produire dans une structure de
type utérin ; l’espace que nous fournissons
est la matrice du détachement, similaire à la matrice
de la nature pour tous les royaumes de l’existence…
En tant que Praticiens de la Technique de la Métamorphose
nous pouvons faire appel à tous nos alliés, le
plus important étant l’être de transformation.
La transformation est en effet un être en lui-même,
qui agit constamment dans la nature. Nous faisons partie de la
nature. Pourquoi devons-nous tellement lutter ? Pourquoi
ne pas laisser cet être de transformation prendre le dessus
et faire le travail pour nous ?
Actuellement, avec ces nouvelles énergies qui viennent
sur la terre et qui sont activées dans cette partie du
cosmos dont les fréquences accélèrent, nous
sommes dans un processus dans lequel de nouveaux récepteurs
sont en train de s’ouvrir. Mais cela ne passe pas forcément à travers
les cinq sens que nous avons utilisés jusqu’à présent, ça
les contourne pour aller directement dans le cerveau limbique.
Cela signifie que nous sommes actuellement dans la position dans
laquelle sont les petits enfants dont les récepteurs ne
se sont pas encore refermés par l’habitude et le
conditionnement. La nature est là pour nous aider,
ouvrant de nouveaux récepteurs dans le cerveau ou en en
réalignant d’anciens qui avaient été bouchés
par l’abus de sucre, de cigarettes, d’alcool et de
drogues. Avec l’ouverture de ces nouveaux récepteurs,
nous pouvons nous rappeler les découvertes récentes
en physique qui reconnaissent que le simple fait d’observer
en nous ou autour de nous des évènements modifie
leurs effets, de sorte que nous sommes appelés à ré-entraîner
notre perception de la réalité ordinaire.
Avec la Technique de la Métamorphose il y a non seulement
la possibilité d’ouvrir de nouveaux récepteurs
mais aussi la capacité à s’élever
au-dessus de l’information qui vient des clients pour accueillir
la seule information réellement importante qui est qu’ils
sont en vie et que cette vie est intelligence. Et cette vie et
intelligence peut les créer à partir de qui ils
sont maintenant vers ce qu’ils peuvent être, et qu’ils
sont déjà potentiellement…
Avec le principe de correspondance, la base de notre travail,
nous n’avons plus une structure linéaire comme avec
le principe de causalité qui est utilisé dans les
interventions thérapeutiques et médicales. Nous
sommes tout à fait conscients du fait que la Technique
de la Métamorphose n’est ni une thérapie,
ni un traitement, ni un massage. Le praticien fournit à ses
clients un terrain libre de direction de sorte que la puissance
de la vie en eux puisse trouver la direction de la libération,
de la transformation. La direction est déjà dans
le gland, vers le chêne. Il utilise la terre comme catalyseur.
La façon dont nous pouvons enrichir le terrain de notre être
est d’être attentif aux faits et de les laisser être,
car nous reconnaissons que la puissance du fait suffit à le
transformer de l’intérieur.
Si nous regardons le sablier de nouveau, nous voyons qu’il
y a un tout petit point à travers lequel le sable s’écoule
d’un point à un autre. Si nous plaçons le
sablier à l’horizontal, l’écoulement
s’arrête complètement. Il y a suspension.
Si nous mettons le sablier à la verticale, l’écoulement
reprend. Cela est une bonne analogie pour envisager le domaine
de l’intention. L’intention des caractéristiques
de la vie est de révéler la vie et l’intelligence
qui se trouvent derrière elles. La vie elle-même
n’a pas d’intention. Dans le contexte des thérapies
et des interventions médicales, la tendance est de rechercher
la cause, l’idée étant qu’une fois
que l’on a déterminé la cause, le problème
peut disparaître. Cependant pourquoi le problème
a-t-il tendance à réapparaître plus tard ?
C’est que l’intention n’a peut-être pas été atteinte.
La vie atteint l’intention à travers la transformation.
En donnant à nos clients un environnement libre de direction
c’est comme si nous leur fournissions une structure utérine,
cultivant ainsi une approche féminine. Il a été découvert
que c’est le fœtus lui-même qui se nourrit
de la mère. En tant que praticiens nous présentons à nos
clients une structure utérine, la matrice du détachement.
Tandis qu’ils se nourrissent librement de nous, leur propre
force de vie révèle la puissance, la gloire et
la beauté de ce qu’ils sont. A travers la résonance
cela nous est également révélé à nous-même.
Gaston Saint-Pierre
Traduit de l’anglais par Catherine Frantz
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